Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 17:25

Samedi 28 août

 

Après quelques péripéties, j’arrive à Arica ! Petite chronologie de l’expédition dans l’expédition :

    Vendredi 27 au matin, après avoir réorganisé les sacs qui seront fixés sur le paramoteur, je vais dans une station service pour regonfler les roues du paramoteur. Ces roues me servent aux déplacements terrestres et me permettent de trainer le paramoteur comme une valise. Ensuite, je pars à la recherche d’un lieu pour stocker le gros carton qui contenait le paramoteur car il n’y a pas assez de place chez Clara et ils sont nombreux dans cette petite maison. C’est finalement dans un supermarché que le carton a pris preneur.

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     Viens le temps des adieux avec Clara et sa famille qui m’ont si gentiment accueilli. Je leurs suis très reconnaissant pour leur hospitalité. Me voilà dans les rues de Santiago avec « El Paramotor ». Je décide de m’y attacher (chaine+cadenas) pour éviter tout risque de vol. Je dois me rendre à un terminal de bus pour aller à Arica. Ce n’est pas évident de se déplacer car, pour ne pas prendre trop de place sur le trottoir et pour pouvoir monter dans les bus et prendre le métro, je dois enlever les sacs de chaque coté du paramoteur pour les mettre sur le dos.

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      Je m’apprête alors à monter dans un bus et interpelle un jeune de mon âge pour m’aider à franchir les marches d’escalier. Il s’appelle Raoul et me propose de me conduire au terminal. Il a vraiment été gentil et patient car il nous a fallu trois heures pour arriver à destination et affronter le refus du service de sécurité du métro pour nous laisser pénétrer avec le matériel ! Après une pause bien méritée dans un snack, nous nous quittons.

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     Le bus arrive à 17 heures. Le chauffeur fait la grimace en voyant le paramoteur…Je sens que ça va être compliqué. Il me taxe 10 000 pesos pour pouvoir emmener la machine alors que, comme pour le taxi la veille, il reste plein de place (car ce sont de très grandes soutes) et d’autres passager plus chargés que moi passent sans encombre. Les employés de la compagnie de bus chargent le paramoteur n’importe comment, je les arrête et saute dans la soute pour placer et fixer la machine avec une sangle que j’avais dans mes affaires. Le chauffeur n’apprécie pas mon comportement et me retire de la soute, mais l’enjeu est trop important et je ne tiens pas retrouver le moteur en miettes. Il est solidement attaché…ouf ! 

 

Arrivée à Arica !

     Nous sommes le samedi 28, il est 22h et après 29 heures de bus j’arrive à Arica. Je m’empresse de découvrir l’état du paramoteur : seule la peinture est abimée à certains endroits. Je décharge les affaires commence le montage du paramoteur. Un quart d’heure après, je me rends dans un petit hôtel dans l’optique de m’y reposer et de disposer d’internet.

Demain, nous serons dimanche ; tout sera fermé. Comme je dois acheter des cartes de la région et rencontrer la Conaf (renseignements sur les parcs nationaux), je pense rester une journée à Arica.

     Aussi, m’étant fait une entorse à la cheville dix jours avant le départ pour le Chili, j’ai décidé de me préserver et de ne pas prendre de risques inutiles afin de mettre toutes les chances de mon coté. Je compte bien arriver à Punta Arenas en février ! Je vais donc pour l’instant privilégier les déplacements terrestres. Je volerai à condition de pouvoir laisser mes affaires dans un lieu sûr ; pour ne pas avoir les 65 kg à porter au décollage et risquer de me blesser à nouveau. Je pense fonctionner de cette manière durant deux semaines.

 

Hasta luego !

Par julien
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 16:26

Jeudi 26 août

Arrivée du paramoteur par avion

            L’heure d‘arrivée du paramoteur est prévue à 7h05 à l’aéroport. J’ai normalement 48 heures pour aller le chercher, au-delà de quoi, je devrai payer des taxes de stockage. Il me reste quelques formalités à faire à Santiago avant d’aller chercher l’aéronef.

 

Le matin, je décide donc de faire trois choses :

  1. 1 - Je me rends à Scotiabank où je retire environ 100 000 pesos. Ma carte Premier de payement international ne fonctionne pas, je dois prendre la carte cirrus.
  2. 2 - Je me rends au Consulat de France afin de signaler ma présence et leur expliquer ce que je vais faire. Malheureusement, les locaux sont exceptionnellement fermés aujourd’hui. Sur les conseils d’un employé de l’ambassade, je leur écrirai un mail.
  3. 3 - La dernière chose à faire et non des moindres est de rendre visite à deux associations de défense de l’environnement pour leur reparler du projet. Car des mails avaient déjà été envoyés en novembre, mais restés sans réponse. J’aimerais qu’elles me fassent une lettre de soutien afin de faciliter et crédibiliser mon travail auprès d’autres acteurs locaux que je serai amené à rencontrer au cours de rencontres improvisées. Je me rends à la Codeff puis à Terram qui organisent des campagnes de protection de la biodiversité. Ce sont des organisations relativement influentes au Chili. J’obtiens ce pour quoi j’étais venu : deux lettres me seront envoyées par mail dans la semaine.
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      L’après-midi, direction l’aéroport. Il me faut deux heures pour m’y rendre en transport en commun. Je dois trouver « Airfrance Cargo » : je ne vois aucune pancarte ou autre indication, et personne ne connait cette enseigne…super. Après deux heures de recherche, c’est bon. Mais il est déjà tard (17h) et je dois faire vite avant que les douanes ferment. J’ai la chance de me voir proposer l’aide d’un Chilien qui connait les formalités à faire et sais où se trouvent les douanes.  Après ses explications, il me laisse et à moi de jouer ! 

La douanière ne connait pas très bien le fonctionnement du carnet ATA qui accompagne le paramoteur. Il est sensé simplifier les démarches de dédouanement, mais j’avoue que je suis sceptique. Ensuite, elle tient absolument à voir la marchandise…on retourne sur le lieu de stockage et elle me fait ouvrir le colis pour vérifier. C’est bon ; on se dirige à nouveau vers les douanes et une-demi-heure après, je récupère mon précieux colis. En fait, pas tout de suite car je dois d’abord payer des frais de stockage qui devait être gratuit. Je fais croire au caissier que je n’ai qu’une carte de crédit et pas de cash (seul moyen accepté) ; mais ça ne marche pas, je finis par payer. Je regarde l’heure et me dis que ça va être difficile de  prendre le bus pour Arica à 23h ce soir.

      Autre défi : emmener le paramoteur à l’aéroport pour prendre un taxi collectif. Deux bons kilomètres de marche m’en séparent. Je demande au caissier une aide et il m’envoi quelqu’un avec un diable pour acheminer le paramoteur à pied. Je discute avec ce Chilien qui parle anglais (c’est rare !). Dernier défi de la journée : le taxi veut me faire payer 4000 pesos de plus des 6000 habituels à cause du carton ! Je lui fais remarquer qu’il y a encore plein de place dans le coffre pour les autres bagages. Un salarié taxi qui parle français me dit ok pour cette fois. Dès l’arrivée au domicile de Clara, je me lance dans le montage du paramoteur. Je suis soulagé, aucune pièce n’a été abimée pendant le transport.

 

Sacrée journée ^^


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Par julien
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 18:13

1° jour

 

Bonjour à tous !

Ce premier jour au Chili est tout naturellement l’occasion d’un premier article. Le voyage s’est bien passé et le décalage horaire de six heures en moins ne se fait pas vraiment sentir face à l’enthousiasme de cette arrivée à Santiago du Chili.

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Après récupération des bagages, je me rends chez mon premier contact, Clara, à 26 km de l’aéroport. Clara est Française, mariée à Sébastian Sepulveda, un réalisateur de cinéma chilien. Cette première journée a été consacrée à la préparation et à la mise en route du projet. Au programme : achat d’un téléphone portable, d’adaptateurs de prise de courant, renseignements et devis pour un trajet en bus jusqu’à Arica, à 2000 km au nord du Chili (soit 30 heures de bus) ; car c’est de cette ville que va réellement commencer l’expédition en paramoteur.

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Santiago est la capitale du Chili. Il s’y concentre 5 millions d’habitants sur les 16 millions que compte le Chili. C’est une ville impressionnante posée au pied de la Cordillère des Andes qu’on distingue difficilement à cause du nuage de pollution permanent dû à la circulation automobile et surtout aux fumées de combustion du bois pour le chauffage domestique beaucoup utilisé ici. Bien que ce soit l’hiver au Chili, la température monte vite et haut en journée (25 °C à Santiago) pour redescendre au alentour de 0 la nuit. D’autres éléments sont marquants : les rues sont souvent bondées et, il y a plein de fils électriques au dessus de nos têtes. Après l’avoir testé une bonne partie de la journée, le réseau de bus est très bien développé et efficace.

 

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L’après midi, je suis parti acheter de l’huile « 100% Sintético para motor dos tiempos » qui demeure relativement rare à Santiago, j’imagine alors la rareté plus marquée dans le reste du Chili : je décide donc d’en acheter 10 litres ! Le prix de l’huile est le double d’un achat en France, je n’en reviens pas ! Après négociations, le prix passe à 8800 pesos/litre soit environ 15€ (en France : 10€). Je vais prendre 5 litres avec moi et en laisser 5 autres en stock chez Clara. Demain, le paramoteur arrive à l’aéroport de Santiago. Etant équipé d’un moteur thermique, il ne pouvait pas voyager par avion traditionnel et a nécessité un envoi par fret aérien. J’espère le trouver en bon état… Une bonne journée se termine.

 

Avant que j'oublie : voici un petit reportage de 2 minutes réalisé par France 3 Lorraine sur Aéro-Chili, il n'est visible que jusqu'à lundi 30 août :

 

http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/julien-l-icare-lorrain-64505699.html?onglet=videos

 

Hasta luego !

Par julien
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 21:28

Le départ de l'expédition est prévu pour le 24 août 2010. D'ici là, une photo prise au dessus de mon village, pour patienter jusqu'au grand départ...

Vous trouverez une présentation de la démarche du projet dans l'onglet "pages" ci-contre. Si la police d'écriture vous semble un peu petite : "Ctrl" "+++"

 

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A très bientôt !


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Par julien
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